Le soja a été introduit au Mali durant la campagne 1985 comme culture de diversification des revenus pour les zones non cotonnières. L'objectif visé était de pallier le déficit nutritionnel dans le milieu rural et aussi l'insuffisance de la production du néré - un produit de cueillette qui sert à la fabrication du Soumbala (condiment très utilisé dans la cuisine par les ménagères). De par sa composition le soja peut valablement se substituer à la viande, aux œufs et au lait qui font défaut dans la plupart des zones rurales du Mali.
En effet, 1 kg de soja équivaut en protéines à 40 kg de manioc, 13 litres de lait de vache, 3 kg de viande de bœuf et 60 œufs de poule. La farine déshuilée de soja entre pour une bonne part dans l'industrie alimentaire (biscuiterie, boulangerie, pâtisserie, pâtes alimentaires, laiterie, aliments pour enfants, fromagerie et aliments de régime pour diabétique).
En outre les tiges et les feuilles du soja constituent un excellent engrais vert et servent de fourrage pour les animaux. Le soja a également une forte capacité de fixation de l'azote de l'air, il enrichit le sol et fait profiter les cultures qui lui succèdent. Cependant, la principale utilisation des graines de Soja reste la fabrication de l'huile de soja qui concurrence l'huile d'arachide sur le marché international.
Au Mali, la production du soja est passée dans la zone de Koutiala de 224 tonnes en 1995/96 à 814 tonnes en 2000/2001, soit un taux d'augmentation de 263%. Quant aux superficies (Koutiala) on note qu'elles sont passées de 370 ha en 1995/96 à 963 ha avec respectivement des rendements moyens de 606 kg/ha à 556 kg/ha. Dans les zones de production (Fana, Bougouni, Sikasso, koutiala, San et Kita) au titre de la campagne 2000/2001, 1799 ha ont été exploités pour une production totale de 1414 tonnes avec un rendement de 786 kg/ha. Fort de ces données le Mali apparaît alors comme l'un des principaux producteurs de soja en Afrique.
Dans beaucoup de pays d'Afrique, la croissance rapide de la population et les graves problèmes économiques ont réduit le niveau de vie et modifié les habitudes alimentaires, généralisant ainsi la malnutrition. Au Nigéria, une économie en déclin a considérablement diminué les importations d'aliments riches en protéines, qui coûtent cher. La dévaluation de la monnaie d'autres pays a entraîné une chute spectaculaire des importations d'huile et d'aliments pour animaux.
Peu de Nigérians connaissaient le soja jusqu'à ce que l'initiative de l'IITA leur en dévoile tous les aspects, des avantages nutritifs jusqu'à la façon de le planter, de le récolter, de l'entreposer et de le préparer. Depuis, la production et la consommation de soja ont grimpé en flèche, améliorant du coup la nutrition, surtout chez les pauvres en milieu urbain et les groupes à revenu moyen.
Les produits enrichis au soja ne contiennent pas seulement plus de protéines et de minéraux que les produits non enrichis : ils coûtent en outre beaucoup moins cher que d'autres sources de protéines de premier choix comme le poisson, la viande, le lait et les autres légumes à haute valeur protéique. Achetées sous forme de soja, les protéines ne coûtent que de 10 à 20 % environ du prix des protéines provenant du poisson, de la viande, des oeufs ou du lait. Beaucoup de Nigérians intègrent maintenant le soja à leur alimentation et le gouvernement nigérian considère la production et l'utilisation du soja comme une priorité nationale.
Les retombées positives de ce projet ont dépassé de loin les espérances même des chercheurs. Cette réussite peut être attribuée en partie à la méthode, fondée sur le solide leadership de l'IITA, la collaboration des institutions locales, la formation des chercheurs et d'autres intervenants du projet, le partage de l'information et l'appui technique d'entrepreneurs ainsi que sur la participation d'utilisateurs dans l'exploitation d'aliments locaux.
Cette façon de procéder a été reconnue au Nigéria et dans la collectivité internationale, comme en témoignent les demandes répétées d'information provenant de gouvernements et d'organisations internationales intéressés à documenter les résultats.
Fort de son expérience, SIA est a même de proposer l’usine clé en mains depuis la ferme semencière, afin de maîtriser l’origine de sa culture, jusqu’à la transformation et le conditionnement des produits finis.
Tels que :
- Lait
- Yaourt
- Crème dessert
- Lait concentré sucré et non sucré
- Tofu
- Crème glacée
- Huile
- Margarine
- Farine
- Biscuits
- Pains
-…